I] Un constat alarmant

A_ Les cartes


      1°) Constat de l'insécurité alimentaire en Afrique subsaharienne

 

 

Carte montrant montrant les degrés de la faim en Afrique subsaharienne

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Cette carte représente l'Afrique, elle caractérise par différents degrés la sécurité alimentaire dans tous les pays africains.

Elle est fournie par le site gouvernementale "www.acted.org".  

Comme on le voit sur cette carte, les pays les plus touchées par l'insécurité alimentaire en Afrique subsaharienne sont: le Tchad, la République démocratique du Congo, l'Erythrée et le Burundi. 

L'Afrique subsaharienne est en situation d'urgence; seul le Ghana et le Gabon sont en situation d'insécurité alimentaire modéré.

      2°) Le climat

 Climat en Afrique Subsaharienne

 

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Comme on le constate sur la carte ci-dessus, l'Afrique subsaharienne est partagée par différents climats:

_ Tropical humide (qui est le climat le plus présent en Afrique subsaharienne) ce climat est aussi le plus propice à l'agriculture.

_Equatorial basé au centre de l'Afrique

_Tropical sec au Sud de L'Afrique

_Désertique à l'extrême sud

_Méditerraneéen dans le sud sur le pourtour du cap.

_Montagnieux (peu répandu)

Comme on le constate sur cette carte, l'Afrique subsaharienne possède de nombreux climats plus ou moins propice à l'agriculture.

             

      3°) L'agriculture en Afrique subsaharienne, une photographie rapide


  L’agriculture en Afrique emploie la majeure partie de la population active et constitue la principale activité créatrice de richesse dans la plupart des pays. Le rôle crucial de l’agriculture dans le développement africain est désormais reconnu mais les politiques agricoles en Afrique restent loin d’être à la hauteur du poids que représente l’agriculture et ses enjeux.

  En Afrique, l’agriculture inclut les productions végétales, la transformation agroalimentaire, l’élevage, la pêche et l’exploitation forestière. Elle est l’activité première pour plus de 60 % de la population africaine. Cela représente plus de 30 % du PIB des pays d'afrique subsaharien.

Produit interieur brut agricole en Afrique


  Le poids du secteur agricole dans l’économie peut cependant considérablement varier d'un pays à un autre : ainsi, si l'économie d’un pays est basée sur le pétrole, la part du secteur agricole dans le PIB est moindre. Il reste cependant plus important dans tous les pays africains, comparé à d'autres pays du Sud et bien davantage encore comparé aux pays développés.

 

Part de la population active agricole (2004)

Part des exportations agricoles dans les exportations totales (2002-2004)

Afrique subsaharienne

60 %

12,4 %

Amérique latine et Caraïbes

18 %

16 %

Asie et Pacifique

58 %

5,1 %

Économies de marché développées

3 %

7,2 %

 

Une majorité de petits producteurs

 

  Les producteurs sont dans leur grande majorité des agriculteurs pratiquant une agriculture de subsistance et travaillant sur de petites exploitations familiales. Plus de 96 % des agriculteurs d’Afrique subsaharienne cultivent moins de 5 hectares. En Tanzanie par exemple, les petits paysans propriétaires cultivent moins de 3 hectares chacun.

  Pour la plupart des agriculteurs, l’agriculture consiste à produire des aliments de base pour leur propre subsistance et générer des revenus, complétés par la transformation des produits et par d’autres activités non agricoles ; la vente et la transformation agroalimentaire étant le plus souvent réalisées par les femmes. Cependant, les difficultés rencontrées pour produire les quantités suffisantes permettant de couvrir leurs besoins alimentaires et dégager des surplus pour la vente, sont importantes et rendent les producteurs vulnérables aux moindres chocs.

 

De faibles performances agricoles

 

  La forte croissance de sa production agricole (2,6 % de croissance annuelle entre 1996 et 2005 contre 0,9 % pour les pays développés) est demeurée cependant inférieure à la croissance démographique. De ce fait, l’Afrique est la seule région du monde où la production alimentaire moyenne par personne a baissé au cours des 40 dernières années (-0,2 % entre 1996 et 2005), exposant de nombreuses populations à un risque d'insécurité alimentaire. Cette situation varie d'un pays à l’autre.

  Cette baisse de la production alimentaire par habitant est en partie dûe aux investissements insuffisants dans ce secteur et aux techniques rudimentaires utilisées par la plupart des petits agriculteurs. Par exemple, en Tanzanie, environ 70 % des cultures sont toujours produites manuellement, à la houe.

 

Des conditions de commercialisation défavorables

 

  Les producteurs africains sont régulièrement confrontés à de forts obstacles à la commercialisation de leurs produits, tant au niveau national qu'international. Les infrastructures rurales sont inadéquates (équipements de stockage et routes pour l'acheminement par exemple) compliquent le transport des marchandises d'une région à l’autre ou d’un pays à un autre, contribuant ainsi à une augmentation des prix des produits locaux. Les négociations commerciales ne peuvent se réaliser par la difficulté d'un soutien financier de l'Etat ou de particulier. Enfin, on constate un grand nombre de produits importés, souvent moins chers qui concurrencent sévèrement les produits locaux ce qui fragilise d'autant plus les petits agriculteurs.

 

Des exportations limitées aux produits primaires

 

Les principales exportations agricoles des pays africains concernent des marchandises à faible valeur ajoutée. Ces produits primaires génèrent moins de revenus d'exportation que les produits transformés (industrialisation).

Les exportations africaines sont non seulement spécialisées en matières premières, mais elles se concentrent en outre sur un nombre restreint de produits. Ce manque de diversification les rend très vulnérables en cas de choc externe (catastrophes naturelles détruisant la récolte, effondrement des cours mondiaux, etc.). La chute des prix de la plupart des matières premières au cours des dix dernières années, en plus de leur extrême instabilité sur les marchés mondiaux, affecte un grand nombre de pays africains. Les revenus de leurs exportations diminuent tandis que leurs importations augmentent, entrainant une dégradation des échanges.

 

Une marginalisation dans le commerce international


 L'Afrique subsaharienne importe plus qu'elle n'exporte, comme les prix mondiaux des marchandises ont chutés, les produits de l'Europe et des Etats-Unis innondent le marché internationale, réduisant la capacité de concurrence des pays afriicains. En 1980, la part de l'Afrique dans le commerce international s’élève à 6 %. En 2002, cette part est tombée à 2 %. 

Alors que la part de l’Afrique subsaharienne dans le commerce international diminue, le commerce interafricain augmente sur les dix dernières années, montrant ainsi le potentiel des marchés régionaux africains.

 

Une insécurité alimentaire persistante

 

La capacité à nourrir une population toujours croissante constitue l’un des principaux défis que l'agriculture africaine doit relever dans les prochaines décennies. L'expérience montre que cette agriculture fait, jusqu'à un certain point, face à une remarquable croissance démographique. Cependant, l'insécurité alimentaire demeure persistante dans de nombreux pays, tout comme la dépendance à l'aide alimentaire et, de plus en plus, aux importations de produits alimentaires. Cela prouve aussi que la production alimentaire ne peut à elle seule assurer la sécurité alimentaire.

Malgré l'engagement pris par les chefs d'États de la planète au Sommet mondial de l’alimentation de 1996 de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim, globalement, peu de progrès sont observables 10 ans plus tard, en 2006. Dans les rares pays africains qui enregistrent une baisse du nombre de personnes en insécurité alimentaire, on estime que c’est l’expansion considérable de la production agricole qui est à l’origine de ce progrès. 

Les réserves existantes de terres cultivables offrent encore un vaste potentiel exploitable, mais leur utilisation risque d'accroître la pression sur les ressources naturelles, l'eau en particulier.

L'environnement international de plus en plus compétitif, du fait de la mondialisation, constitue aussi une tendance structurelle que les pays africains doivent prendre en compte dans leurs décisions et actions futures.



Besoins alimentaire des enfants dans la Corne de l'Afrique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

B_ Les chiffres et données

     

   Les rapports de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) montrent que les crises alimentaires ont tendance à durer. Les estimations de ces ONG renseignent peu sur le contenu de la faim: les estimations corespondent rarement au manque ressenti par les individus.

      1°)Le rapport du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement)

pnud-2.jpg

 

Le rapport du PNUD publié en 2012 qui traite de la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne nous précise quelques chiffres :

La population en Afrique subsaharienne est de 856 millions et devrait  dépasser les 2 milliards d’ici 2050.

218 millions de personnes en afrique subsaharienne souffrent de malnutrition soit environ un habitant sur quatre.

Les gouvernements africains dépensent entre 5 et 10% de leur budget dans l’agriculture, bien en dessous de la moyenne des 20% dépensés par les pays asiatiques lors de la Révolution verte.

   Aujourd'hui, il existe différentes organsisations dont  l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ou le Programme alimentaire mondial (PAM), coauteurs du rapport, le FIDA est une institution financière dont la mission est de soutenir des programmes de lutte contre la pauvreté rurale dans les pays en développement.

Pour illustrer en image la situation cliquer ici.


      2°) FAO (Food and Agriculture Organization)

FAO

Pour le continent dans son ensemble, la croissance économique se situait bien au-delà de 5 % jusqu’en 2008, et au-delà de 5,5 % pour l’Afrique subsaharienne.

En Afrique Subsaharienne, la croissance est stimulée à plus de 3,5 % soit un chiffre bien supérieur à celui de l’accroissement démographique de 2 %, néanmoins, 218 millions de personnes en afrique, environ 30 % de la population totale, souffriraient de faim et de malnutrition chroniques.

Selon la FAO, 38 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de marasme (conséquence de la malnutrition chronique).

La population en afrique subsaharienne est évaluée à environ 770 millions, et va s'accroitre pour enfin atteindre entre 1.5 et 2 milliards d'habitants en 2050.

En dépit d’une migration rurale-urbaine rapide, et de l’augmentation de la population urbaine, il est également probable que le nombre total d’habitants ruraux continue d’augmenter.

On recense environ 33 millions de petites exploitations de moins de deux hectares, représentant 80 pour cent de l’ensemble des exploitations sur le continent.

 

C_ Les ONG

 

        Qu'est-ce qu'une ONG ?

Un ONG est une organisation non gouvernemental (une organisation d'intérêt public ou général) qui relève ni de l'Etat ni d'une institution internationale lois 1901.

Depuis ces deux dernières décennies l'Afrique subsaharienne a connut une impressionnante prolifération d'ONG.

 

       Ou sont-elles présentes en Afrique subsaharienne ?

 

ONG présentes en Afrique subsaharienne

*cilquer sur l'image pour l'agrandir


  Comme on le constate sur cette carte de nombreuses ONG françaises sont présentes en Afrique susbsaharienne. La plupart du temps, ces organisations apportent des aides alimentaires qui permettent d'aider de populations dans le besoin. Elles aident aussi les populations par le biais d'apprentissage de techniques d'agriculture et elles fournisssent des infrastructures.

 

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